L’Incendie de Lubrizol à Rouen : La Preuve que l’Écologie n’est qu’une Arme Politique

7 Oct, 2019 | Actualité, Éxopolitique, PSS et Divulgation | 0 commentaires

Le traitement médiatique de la catastrophe industrielle qui suit l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen a été largement amenuisé par la mort, le même jour, de l’ancien président Jacques Chirac. Une hiérarchie de l’information qui pose question

Le traitement médiatique de l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen va-t-il devenir un cas d’école dans les formations des futurs journalistes ? La mort de l’ancien président de la République Jacques Chirac ayant éclipsé l’énorme incendie industriel, nombreux sont ceux qui s’insurgent contre le choix éditorial de certains grands médias français.

 

Le quotidien régional Paris-Normandie relate, dans le détail la manière dont les médias ont soudainement détourné leur regard de Rouen et de ses habitants affolés pour se concentrer presque exclusivement sur la disparition du président.

À l’issue de la journée mouvementée du 26 septembre, alors que des explosions, un violent incendie, un panache de fumée de 22 kilomètres de long sur six de large avaient secoué Rouen, rendant l’air irrespirable et faisant pleuvoir une eau noire imbibée d’essence, les grands journaux nationaux ont mis en une… Jacques Chirac.

 
 

« On va boire une dernière bière, si ça se trouve demain on est mort »

Comme le relève de nombreux observateurs, dans la presse écrite, Paris-Normandie était le seul journal à consacrer son image de une à Rouen, avec, simplement un entrefilet sur le président défunt.

 

Même la journaliste du Monde Ariane Chemin pointe le fait que Paris-Normandie était le seul à consacrer sa une à Rouen.

«Paris-Normandie est sans doute le seul quotidien à ne pas faire sa une sur Jacques Chirac. Masque sur le nez, Tony a installé une chaise sur les pavés huileux. Il lève sa canette : “On va boire une dernière bière, si ça se trouve demain on est mort…”»

 

À la télévision, même scénario. À titre d’exemple, le journal de 20h de TF1 du 26 septembre a consacré pas moins que 53 minutes et 16 secondes au décès de l’ancien président sur les 54 minutes et 32 secondes que dure le journal. A 53:17, le journaliste Gilles Bouleau lance : «Un mot, un mot tout de même du reste de l’actualité» et fait le point sur l’incendie de Rouen pendant exactement… 20 secondes.

 
 

« Chirac est mort. On va plus nous prendre »

Amandine Briand, journaliste à Paris-Normandie raconte dans son article comment les journalistes nationaux qui étaient venus à Rouen dans la matinée en même temps que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ont subitement été pris de panique quand ils on appris le décès de Jacques Chirac.

 

«Lorsqu’elles apprennent le décès de l’ancien président de la République, les équipes d’envoyés spéciaux comprennent très vite que le vent va tourner. “Putain Chirac est mort. On va plus nous prendre [en direct]”, entrevoit une journaliste de LCI. “C’est bon on peut décrocher”, annonce une correspondante de BFMTV», relate Amandine Briand.

Parmi les habitants de Rouen et de sa région, suffoquant l’air irrespirable qui les a envahis, nombreux sont ceux qui reprochent aux médias nationaux leur silence.

«Les citoyens à la recherche d’informations nationales sur l’énorme panache de fumée noire qui se répand dans le ciel de Rouen et de 12 communes environnantes se sentent rapidement démunis», explique la journaliste.

 

Nombre d’entre eux ont ainsi exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux. Alors que le parquet de Rouen a annoncé que l’enquête judiciaire diligentée après l’incendie de l’usine chimique Lubrizol, classée Seveso, avait été élargie au chef de «mise en danger d’autrui», Brice Ivanovic, journaliste indépendant, écrit :

«Le traitement médiatique de Lurbizol est d’une part scandaleux mais surtout inconscient, entraînant une potentielle mise en danger d’autrui par cette absence d’information. La hiérarchisation de l’info est capitale. Elle doit reprendre ses droits au plus vite.»

 

D’autres internautes ont, pour leur part, repris la célèbre citation de Jacques Chirac sur l’écologie : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs» pour illustrer ce traitement paradoxal.

 
 

Emmanuel Macron et son gouvernement prétendent faire de l’écologie la clé de voûte de leur politique

Depuis deux ans, les Français sont assommés de recommandations, interdictions, taxes et toutes sortes de brimades en tous genres. Voilà qu’une vraie catastrophe écologique survient, près de la bonne ville de Rouen. En toute logique, nous devrions assister à une mobilisation massive des pouvoirs publics, le Président, le Premier ministre, les ministres concernés devraient en appeler à l’urgence, sonner le tocsin, dicter à la population des consignes de prudence drastiques, lui donner des recommandations pour se protéger. Eh bien, non. Il aura fallu attendre trois jours, et la montée des questions et du mécontentement, pour que le Premier ministre déclare : « L’engagement du gouvernement est de répondre à toutes les questions et de faire la transparence totale. »

L’explosion de l’usine classée Seveso ? Une broutille. « La qualité de l’air est normale », annonce, en boucle, le préfet ! Pendant ce temps, les Rouennais se promènent dans les rues avec des masques stériles, pour ceux qui osent sortir de chez eux. Beaucoup ressentent des difficultés respiratoires, des nausées, des céphalées, bref, ne peuvent vivre normalement et sont, par ailleurs, très inquiets de la situation. Surtout, ils sentent bien qu’on minimise les conséquences de la catastrophe au risque de mettre leur santé en danger. Et cela n’est pas de nature à les rassurer…

Alors, donc, tout d’un coup, l’écologie n’est plus ce problème capital dont dépend la survie de notre civilisation ? En fait, pour Macron et sa bande, elle l’est, mais surtout comme un prétexte pour taper sur la tête des Français, les culpabiliser, les montrer du doigt, les taxer, les gêner dans leur vie quotidienne. Ou alors pour désigner à la vindicte des chefs d’État étrangers qui ne répondent pas à la doxa dominante. Mais quand l’heure vient de protéger des Français effectivement menacés par une vraie catastrophe, tout d’un coup, on minimise, on euphémisme, on brasse de l’air – fût-il pollué.

L’écologie, c’est la punition que la superclasse mondiale, et ses fondés de pouvoir dont Macron, infligent aux Occidentaux. Et quand elle ne sert plus cet objectif-là, elle perd comme par enchantement toute valeur aux yeux mêmes de ceux qui nous en abreuvent à longueur de journée.

 

Source :

https://www.anguillesousroche.com/france/la-mort-de-jacques-chirac-et-lincendie-a-rouen-le-traitement-mediatique-qui-passe-mal/
https://www.anguillesousroche.com/securite/rouen-la-preuve-que-lecologie-nest-quune-arme-politique/

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