Les Experts, le Corona et le Trucage des Chiffres

11 Avr, 2020 | Actualité, Nutrition et Santé | 0 commentaires

Voici un extrait du discours du docteur Annie Bukacek, disponible uniquement en anglais (voir ici), médecin dans le Montana (États-Unis), sur la manière dont sont comptabilisés les décès dus au Covid-19, qui conduit à gonfler largement le taux de mortalité du virus ayant assigné à résidence la moitié de l’humanité : 

Des décisions historiques de confinement sont prises en raison de ces chiffres alors qu’ils sont carrément erronés, basés sur des données insuffisantes et souvent inexactes. Les gens savent combien de possibilités et de marges de manœuvre individuelles sont accordées au médecin ou au médecin légiste qui signe le certificat de décès. Comment je l’ai constaté ? Je remplis des certificats de décès depuis plus de 30 ans. Plus souvent que nous ne voulons l’admettre, nous ne connaissons pas avec certitude la cause du décès lorsque nous remplissons les certificats de décès. […]

Les médecins font leur meilleure évaluation et remplissent le formulaire, puis la cause de décès indiquée, quelle qu’elle soit, est saisie dans une banque de données des registres de l’état civil pour être utilisée à des fins d’analyse statistique qui donne ensuite des chiffres inexacts comme vous pouvez l’imaginer. Ces chiffres inexacts sont ensuite acceptés comme des informations factuelles, même si une grande partie d’entre elles sont fausses. Ainsi, avant même que nous n’ayons entendu parler du COVID-19, les certificats de décès étaient basés sur des hypothèses et des estimations éclairées qui ne sont pas remises en question : « Troubles iatrogènes » induits par les médicaments : c’est la troisième cause de décès aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

En ce qui concerne le COVID-19, avec la compilation de données supplémentaires, il n’y a pas de certitude du décès par COVID-19.

Le Center for Disease Control, chiffres actualisés depuis le 4 avril, affirme toujours que les données de « mortalité » comprennent les cas positifs confirmés et présumés de COVID-19. […] Le CDC compte à la fois les cas réels de COVID-19 et les personnes suspectées de COVID-19 ; de même, ils appellent cela la mortalité par COVID-19. Ils surestiment systématiquement les cas concrets de mortalité de leur propre aveu. […]

Nous devons comprendre comment le CDC et le National Vital Statistics System demandent aux médecins de remplir les certificats de décès liés au COVID-19. Attention, s’il vous plaît, soyez attentifs et comprenez ce que je vais vous dire. L’hypothèse de décès par COVID-19 pourrait être faite même sans test. Sur la base de cette seule hypothèse, le décès peut être déclaré au public comme une victime supplémentaire du COVID-19. » « Si un patient est positif au COVID-19 et meurt d’une autre maladie comme la septicémie pneumococcique, il peut être recensé mort positif au COVID-19 et non de COVID-19. Pourtant, la directive du CDC énumère ce cas comme un autre décès dû au COVID-19 et ils passent à l’autre décès suspect, ils l’étiquettent comme COVID-19 et ainsi de suite. Vous pouvez constater combien ces chiffres sont effrayants alors qu’il est si facile d’ajouter de fausses statistiques à la base de données officielle. Ces faux chiffres sont sanctionnés par le CDC depuis leur note de service d’hier, le 4 avril. […]

Le nombre réel de décès par COVID-19 n’est pas ce que l’on nous dit ni ce qu’en pense la majorité des gens. Le nombre réel de personnes mortes par COVID-19 est falsifié.” “Sur la base de données inexactes et incomplètes, les gens sont terrorisés par des causeurs de troubles qui les poussent à renoncer à leurs libertés.

 
 

Les Experts, le Corona et le Trucage des Chiffres

 

La politique de dépistage n’étant pas la même pour tous les pays, les comparaisons sont en réalité très aléatoires. En effet, c’est une loi mathématique : plus le nombre de patients dépistés et déclarés malades augmente, plus le taux de mortalité diminue. Savoir cela n’enlève pas pour autant l’impact négatif de certains chiffres repris en boucle jour après jour. Les Français soutiennent massivement les bonnes nouvelles et les informations de bon sens qui émergent de l’IUH Méditerranée Infections, mais ils n’en sont pas moins inquiétés par cette vague de mortalité de l‘autre côté des Alpes, où l’Italie affiche des taux records. Quand on sait qu’on peut faire tout dire aux chiffres, mieux vaut y regarder de plus près.

 
 

Comptage Des Morts : Les Avis Divergent

En effet, beaucoup d’articles titrant « Pourquoi y a-t-il autant de morts en Italie ? » ont repris les mêmes informations. Le taux de mortalité y est bien plus élevé en raison de sa courbe démographique puisque la population italienne est la deuxième plus âgée au niveau mondial après le Japon. C’est donc un pays vieillissant, dont la population est par voie de conséquence plus sujette à développer des pathologies liées à l’âge.

On a aussi pointé du doigt des habitudes de vie particulière : tabagisme élevé et, dans un autre registre, beaucoup de solidarité et contacts entre générations, ce qui multiplie les occasions de contracter le virus. Ainsi que le retard de prise en charge de la pandémie par le gouvernement italien.

D’autres ne savent même pas dire pourquoi :

Quand on me demande pourquoi l’Italie, je réponds qu’il n’y a pas de raison particulière“, a déclaré le professeur Yascha Mounk de l’université (privée) américaine Johns-Hopkins. “La seule différence est que la contagion y est arrivée une dizaine de jours plus tôt qu’en Allemagne, aux États-Unis, au Canada et si ces pays ne réagissent pas rapidement et de manière décisive, ils deviendront ce que l’Italie est aujourd’hui“, assure-t-il. [1]

Pourtant, le professeur Walter Ricciardi, conseiller scientifique du ministre de la Santé italien a donné une autre explication – très peu mise en avant, si ce n’est dans la presse anglaise – : la façon dont les hôpitaux enregistrent les décès.

La manière dont nous comptabilisons les morts dans notre pays est très généreuse dans le sens où toutes les personnes qui meurent à l’hôpital avec le coronavirus sont désignées comme étant mortes du coronavirus. Lors de la ré-évaluation par le National Institute of Health, seulement 12 % des certificats de décès avaient montré une causalité directe avec le coronavirus, tandis que 88 % des patients qui étaient morts avaient au moins une prémorbidité [2] – beaucoup en avaient deux ou trois” dit-il [3].

Beaucoup de morts donc, mais pas forcément à cause du Covid-19. En France, la mortalité au sein des Ehpad va bientôt être comptabilisée, considérée comme un manque dans nos statistiques nationales.

Pour palier ce manque, l’administration travaille, sur le modèle du SI-VIC, à une autre application permettant le suivi quotidien de la mortalité dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux qui auraient au moins signalé un cas positif de Covid-19. Cette nouvelle application devrait être disponible dans les jours à venir. À partir de là, les bilans quotidiens compileront les morts survenues en milieu hospitalier puis dans ces établissements, et permettront ainsi de couvrir les deux principaux lieux de mortalité liée au Covid-19 en France.” [4]

Mais l’année dernière, en l’absence du Covid-19, les comptes d’apothicaire avaient déjà lieu. Le Parisien titrait en janvier 2019 : « Décès en série dans un Ehpad : un seul cas “avéré” de grippe sur six. Contrairement aux soupçons de l’ARS, seule une des personnes décédées avec un syndrome grippal diagnostiqué a véritablement succombé au virus »  [5].

 
 

Parole d’Experts !

Les journalistes citent le « groupe d’experts » ou le « comité scientifique » avec déférence, comme si cela devait mette fin à toute discussion. Les politiques trouvent en eux un parapluie assez grand derrière lequel se mettre à l’abri. Les porte-paroles de la science, qu’on a souvent comparés aux prêtres qu’ils ont remplacés, sont religieusement écoutés. Ils jouent leur rôle dans des rituels assortis à nos croyances collectives et disposent d’un vocabulaire ésotérique, familier mais incompréhensible. Bref, ils font autorité. Que les nôtres soient des scientifiques à lunette qui parlent à la télévision plutôt que des sorciers sous une tente à sudation ne changent finalement pas grand-chose. Heureusement ou malheureusement pour nous, leurs prédictions sont sans doute aussi fiables que celles de Nostradamus. Nous sommes au spectacle, mais comme dirait Debord, le spectacle est le contraire du dialogue. Et sans dialogue, pas de démocratie !

 

– Béa Bach pour la Section Santé d’E&R –

 

La vidéo : Coronavirus : Les Chiffres Sont Faux

 
 

Sources :

[1https://www.lejdc.fr/paris-75000/ac…

[2] Terme anglais, la prémorbidité fait référence à l’état de fonctionnalité avant le début d’une maladie.

[3https://www.telegraph.co.uk/global-…

[4] (1) https://www.bfmtv.com/sante/coronav…

[5] (1) http://www.leparisien.fr/societe/de…

https://www.egaliteetreconciliation.fr/

https://eveilhomme.com

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